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LES ORIGINES DU THE

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La légende du thé

En Chine, à une époque très reculée, où la vie était difficile et le climat particulièrement rude, vivait Shen Nong, le « laboureur divin ». C’était un être surnaturel, mi-homme, mi-dieu, avec un corps d’homme et une tête de buffle.

Soucieux du bien-être de l’humanité, il se promit de tout mettre en œuvre pour apporter aux hommes un moyen de guérir les fléaux et les maladies et créa la médecine préventive chinoise, à base de plantes.

On raconte qu’à la suite de recherches sur les plantes, il s’était intoxiqué. Il fit bouillir de l’eau afin de la purifier lorsqu’une bise se leva et fit tomber 3 feuilles dans cette eau. Elles se mêlèrent à l’eau et lui donna un parfum des plus agréables. Shen Nong décida de goûter et découvrit un breuvage enchanteur, riche en arômes et possédant de nombreuses vertus curatives, dont celle d’aider à la désintoxication. Il fut ainsi guéri de ses souffrances, le thé était né.

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La Chine, berceau du thé

Alors que l’histoire du thé a débuté il y a environ 150 ans en Inde, le thé est apparu en Chine voilà 5 000 ans. En effet, des témoignages historiques sur la présence du thé dans la civilisation chinoise sont très nombreux. Ainsi, on constate qu’au fur et à mesure que se développe la civilisation chinoise, le thé prend une part de plus en plus importante dans la vie quotidienne.

Période Pré-Tang (avant 618)

Durant cette période, le thé était considéré comme une plante médicinale, aux vertus curatives et non comme une boisson. Réduit en poudre, il était ensuite bouilli.

Dynastie des Tang (618-907)

A cette époque, le thé n’est plus considéré comme un médicament mais comme une boisson.

Il se présentait sous forme de briques ou gâteaux de thé : les feuilles de thé étaient broyées, soumises à la vapeur puis compressées dans des moules pour donner différentes formes.

Pour déguster le thé, il fallait l’émietter et le faire bouillir avec du sel. Des ingrédients pouvaient y être ajoutés comme des épices, des écorces de fruits, du gingembre, des oignons : on buvait alors une soupe.

Les tibétains qui connurent le thé à cette époque, y ajoutaient du beurre, du lait et du sel ; ils le consomment encore ainsi aujourd’hui et appellent cela le yak.

Dynastie des Song (960-1280)

C’est sous la dynastie des Song que le thé a connu sa prospérité ; souvent, le thé était compressé en forme de dragon ou phénix.

Les Song ont créé la méthode noble du « Dian Cha » : préparation du thé qui consistait à râper le thé afin d’en obtenir une poudre très fine que l’on mettait dans un grand bol. On y versait alors un peu d’eau bouillante et on battait le tout à l’aide d’un fouet un bambou de manière à obtenir un mélange harmonieux, recouvert d’une mousse.

Sous les Song, la ferveur pour le thé était telle que l’on comparait la qualité des thés et qu’on rivalisait d’adresse pour le « Dian Cha ».

Cette méthode a été reprise par les japonais qui ont découvert le thé à cette époque. Aujourd’hui encore, ils utilisent ce mode de préparation dans la cérémonie de thé le Chanoyu.

Dynastie des Ming (1368-1644)

Sous les Ming, une réforme historique s’est produite dans la préparation du thé. Cette réforme était liée à l’édit impérial de 1391 promulgué par l’empereur Tai Zu : il avait ordonné de « renoncer à la fabrication du gâteau de thé en forme de dragon et de cueillir seulement les feuilles de thé ». Aussi, la production de thé a été simplifiée ainsi que sa préparation.

Le commerce du thé se répandit avec le développement des échanges commerciaux et la création de routes commerciales et maritimes. En Mongolie par exemple, le thé s’échangeait contre des fourrures et des chevaux.

Le thé ne se consommait plus battu, les feuilles de thé étaient infusées. C’est à cette époque qu’apparaissent les services en porcelaines : les petites théières et les tasses sans anse.

Dynastie des Qing (1664-1912)

Le thé est devenu un produit de première nécessité, au même niveau que le riz, le sel, l’huile ou le soja. A la cour impériale, la préparation du thé est devenue un art très recherché : on était très exigeant dans le choix du thé, l’eau, le service à thé et les techniques de préparation et d’infusion.

Le commerce du thé est devenu de plus en plus florissant, à tel point qu’il était l’article le plus exporté de Chine dans le monde.

Aujourd’hui, la Chine est le seul pays au monde à produire toutes les familles de thé – dont 1200 variétés de thés recensés. Il y a plus de 4000 variétés de thés.

C’est aussi le plus grand producteur mondial de thé vert (près de 70% de la production mondiale).

Les thés de Chine sont aujourd’hui appréciés partout dans le monde et font même partie de cultures très variées : thé à la Menthe du Maghreb, thé Earl Grey (thé de Chine aromatisé à la bergamote), thé goût Russe ou thé des Caravanes (thé de Chine + agrumes), Cérémonie de thé Japonaise (originaire d’un temple chinois) …

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