La qualité d’un thé est déterminée par de nombreux facteurs dont l’un est primordial : le moment de la cueillette.
Le thé étant un produit qui évolue tout au long de l'année, il ne peut pas être récolté en une ou deux fois. C'est un produit fragile dont la cueillette s'effectue pendant les périodes de récolte par "cycle" afin de respecter le rythme de régénération de l'arbre (environ toutes les deux semaines entre mars et juillet).
Ainsi, les meilleures cueillettes sont celles faites au printemps. Cette récolte est qualitativement et quantitativement la plus importante car elle est riche en jeunes feuilles tendres et fines. Les théiers étant en dormance durant l’hiver, le printemps est pour les théiers comme pour beaucoup d’autres plantes, un regain. Les feuilles sont alors pleines de sève, tendres, regorgeant du maximum des substances qui font l’arôme d’un grand thé.
Le thé que nous boirons, issu de cette période de l’année sera une synthèse du printemps même et de la vitalité végétale.
La qualité de la cueillette sera également déterminée par le soin qui y aura été apporté (les meilleures cueillettes ne comportent que l’ultime bourgeon plus une première feuille, il s’agit de la cueillette impériale). Pour certaines cueillettes de qualité supérieure, il faut 4 kg de feuilles fraîches pour 1 kg de thé produit fini, 62 000 bourgeons pour 1 kg de masse fraîche.
Le moment dans la journée où la cueillette aura été effectuée a aussi son importance. Les premières heures du jour sont les meilleures, le soleil n’ayant pu encore altérer les délicates feuilles et l’aube correspond à une montée de sève.
Nos thés de printemps ont connu de tels soins et le savoir-faire des hommes leur confère en outre une identité très marquée.
Les bouquets aromatiques de nos thés de printemps sont toujours d’une extrême richesse tant dans les notes de tête que dans celle de cœur ou de queue.
Communément, le goût est très frais et intense et évoque le vert le plus tendre de l’éclosion.
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